Compte tenu de vos réactions, une partie de l’étude sera consacrée à vous fournir des réponses sur :

1 – l’utilité de la mise en œuvre de plate-formes mutualisées de services informatiques

Les usages et les attentes de chacun des publics de vos structures (clients, fournisseurs, usagers, employés, décideurs, …) évoluent sous la poussée des réseaux et de l’internet. La relation des citoyens à l’administration devient plus exigeante, le recours efficace aux TIC s’impose désormais comme une condition de survie des entreprises, les besoins de mise en relation et de partage de l’information trouvent un écho croissant avec l’ouverture des réseaux. Face à ces nouveaux défis, les structures insulaires auront difficilement la capacité d’opérer isolément les transformations nécessaires leur permettant de répondre aux exigences de leurs publics. On observe déjà les tendances d’un glissement des offres du marché sur le mode ASP. Pour ces raisons, un projet régional de plate-forme mutualisée de services numériques peut constituer une réponse adaptée pour la transformation des organisations insulaires vers des prestations en rapport avec les exigences de leurs marchés.

2 – la stratégie d’intervention de la puissance publique dans ce type de projet

A l’issue de l’élaboration du Livre Blanc, la construction d’une plate-forme régionale de services numériques était plébiscitée par les participants, notamment, les acteurs de la filière TIC. Aujourd’hui, l’action de la CTC porte sur une étude d’opportunité et de faisabilité autour de ce projet. L’objectif étant d’évaluer si une plate-forme régionale est de nature à répondre véritablement à la problématique évoquée plus haut et surtout quel doit être le niveau d’intervention et d’implication de la puissance publique dans la réalisation du projet.

Ces plates-formes n’ont de sens que si elles sont l’œuvre de plusieurs acteurs économiques, qu’ils soient publics ou privés. A titre d’exemple, d’autres régions se sont dores et déjà engagées avec succès dans des initiatives de cette sorte. C’est notamment le cas de la Région Bourgogne avec la plate-forme d’administration électronique mutualisée « e-bourgogne » et du Pays Basque avec la plate-forme mutualisée de services numériques « ADITU ». Ces initiatives ont toujours été impulsées par le secteur public, accompagnée par une démarche fortement participative impliquant l’ensemble des acteurs et finalement portée par ces mêmes acteurs.

Le rôle de la CTC devra se limiter à impulser et à faciliter ces plates-formes qui devront ensuite vivre et se développer selon vos besoins. L’étude précisera les bonnes modalités de coopération entre secteur public et secteur privé pour ce projet.

3 – le positionnement de la plate-forme au sein de l’offre TIC existante

Le projet de plate-forme mutualisée de services informatiques doit permettre à l’offre numérique insulaire de se renforcer et de se développer et non pas l’inverse. Pour certains, les offres envisagées pour la plate-forme ont pu apparaître comme des offres concurrentes. Notre vision de la plate-forme ne se pose pas en ces termes. La plate-forme n’a de sens que si elle devient un élément positif dans la stratégie de développement des entreprises de la filière TIC. Le projet de plate-forme peut intervenir à différents niveaux dans cette stratégie. En particulier, participer à la création de la plate-forme et à la délivrance des services peut permettre aux entreprises de la filière TIC de franchir un pas important dans leur stratégie d’évolution, d’autant plus que l’aide publique mobilisable pour la réalisation du projet atténue leur prise de risque.

La MiTIC reste à l’écoute de votre point de vue et vous donne à nouveau rendez-vous d’ici la fin mai pour échanger ensembles sur les premières conclusions de l’étude.